« dernières lumières de la nuit… "ruelles, culs de sac aux stationnements interdits (…) princesse des ténèbres, archange maudit… | Page d'accueil | haiku du foutoir »
27.08.2006
in-hospitalité - 2
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13h23.
après l'IRM, je dois passer des radios.
tout mon squelette, presque, os pourris, je me maudis.
j'attends.
je boite, je m'asseois, je clope,
je me lève, je boite, je clope.
je me repasse le film de cette matinée inhospitalière.
ralentis.
accélérés.
travelling…
arriver à 8h00, être à jeun, m'installer en hôpital de jour, parler avec le médecin du service, bilan, chercher dans mes souvenirs inexacts quand ça a mal commencé, quand elle est arrivée…
plusieurs lentes années maintenant, premier traitement devenu inefficace.
la douleur et la maladie, accoutumées à cette chimie, gagnent du terrain, me dépassent d'une longueur dans la course contre la montre, queue de poisson, appuyer sur l'accélérateur, doubler, reprendre la tête, passer la seconde, obligé, les moteurs rugissent, bruits de freins à main dans les virages, violence des accélérations, picotements, frissons, sueurs, froides, mal au cœur, nausées, va-et viens entre le ventre, la gorge, un flot amer y brûle, entre-chocs métalliques, avant-arrière, zoom sur le mur, clash, il s'approche, ça va trop vite, peur du crash à venir, sang, douleur.
sur le bord de la route, au loin, une voix sourde, je ne l'entends pas, trop de bruits, ça va trop vite.
je quitte la bande de bitume, je nettoie le son, j'efface les pensées parasites, je recolle à la piste.
j'entends la voix.
elle me dit que passer à la vitesse supérieure ne sera pas vraiment pénible, que le risque d'autres maladies m'assurera un meilleur confort de vie dans la maladie, que dans cette phrase-là, il n'y a pas de paradoxe, ou que s'il y en a un, je dois l'accepter, pas le choix.
contrôler les risques, surveiller, examiner, apprendre à vivre avec, toujours contrôler pour ne pas s'angoisser, pour ne pas avoir mal, éviter les effets secondaires, limiter les dégâts collatéraux, anticiper, parer, garde levée, esquiver les coups bas pour gagner le combat.
…
Les ailes de la Rolls effleuraient les pylônes…
07:40 Publié dans mots/maux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : quotidien, en, maladie







Commentaires
Long is the way...
Je vais t'accompagner, pour un temps... Si tu le veux bien.
Ecrit par : franz | 27.08.2006
Agla
j'ai copié sur Word certaines de tes notes récentes, seule méthode pour te lire...
J'en sais maintenant un-tout-petit-peu-plus...
Je t'envoie plein de besitos doux comme une plume sur tes bobos
:-*
Ecrit par : Adita | 28.08.2006
tu es malade?
Quelle qu'en soit la raison car je n'ai pas tout compris, accident de voiture? courage à toi!
Bises.
Ecrit par : lina | 28.08.2006
@Franz, Adita, Lina : MERCI.
être accompagnée est bien agréable pour quelqu'un qui se sent de bien mauvaise compagnie…
la difficulté qu'il y a à me lire ressemble à ma propre difficulté à lire en moi… ça en serait presque risible, si j'avais le cœur à ça…
quant à la maladie… comme je te le disais, Lina, tout ça participe de mon malaise général.
Ecrit par : Agla | 29.08.2006
Bon courage,
Du soutien tu n'en manques pas. Un bon retablissement ainsi qu'un souffle circulaire maitrise, et a toi le bonheur.
Ecrit par : Riep | 31.08.2006
merci à toi !
Ecrit par : Agla | 31.08.2006
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