07.04.2008
haiku de 01h21
sur les germes de nouveauté,
des papillons d'eau
plongent dans l'écrin de nuit.
[Au revoir Simone - Fallen snow]
[lundi 06 avril, 1h20, 1°, chutes de neige sur Paris… cette année, le poisson d'avril est surgelé]
01:25 Publié dans CréAgla, frais du jour, musica | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : petits poissons d'avril, jolie blague, musica, musique, au revoir simone
01.01.2008
vieux pieux

en 2008, j'arrête d'arrêter.
je continue tout, adonf.
normalement, je suis sensée vous souhaiter plein de trucs pour que vous en réalisiez au moins la moitié, mais je ne vous souhaite rien.
certes, la moitié de rien, c'est peut-être en-dessous de tout, mais c'est mieux que rien… alors disons que je vous souhaite rien du tout.
mais avec le sourire… bonne année à vous !
00:05 Publié dans CréAgla, miss Pouffe, Bouddha & Caniche, piruetas | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : bonne année 2008 !
02.12.2007
Propaganda… douronron
parmi les ressources iconographiques offertes par Big Boss, je suis tombée là-dessus… j'ai pas pu m'en empêcher.
no way, aucun respect pour rien, tout fout l'camp, nothing to prout, rien à péter, sauf de rire.
yaglaaaaa !
[Leningrad Cowboys - back in the USSR]



14:25 Publié dans CréAgla, piruetas, Propaganda | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : idées au logis, propaganda, douronron, viva il comunismo e la liberta !
13.11.2007
I'm blue
[the 5-6-7-8's - I'm blue]

souvenir d'une journée haute en couleurs… lumière sur la ville.
21:50 Publié dans CréAgla, musica, piruetas | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : foto, photo, Jordane & Pascale, musique, 5678, I'm blue, … même pas peur Chou !
06.09.2007
ponctuation radiale
[à Tidom, qui aime aussi ces musiques]
Beirut - Mount Wroclai // Ederlezi, Goran Bregovic cover // Elephant gun
étonnant de voir des connexions entre ceux que l'on aime, qu'on croyait étrangers l'un à l'autre… jolie surprise.
sous le soleil
rien
particules, hier
du nouveau
de ma vue
soleil
de mes vies
j'improvise l'art
d'être
à part, ça.
à la renverse
bouleverse et traverse
la vie
dans tous
mes états
les leurs
l'étrangeté
de leur vie
à part, ça.
glissements
deux
terrains
ensemble
deux
mains
plusieurs
foi
tangente
ne pas
partir
racines emmenées
allées
loin.
à part, ça
va
je v[a]is
je vois
bien
23:45 Publié dans CréAgla, mots/maux | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : musica, musique, en, vie, radiations…Beirut
04.07.2007
soleil de minuit
la grande roue tourne.
à l'heure où la ville lumière plonge dans la nuit d'été, balade au frais d'une princesse en robe, légère pour la saison.
le claquement de mes talons alterne avec le silence des mots, sous les porches incandescents… reflet luxueux des vitrines dans les pupilles anthracites et mouvantes.
paso doble, rose entre les lèvres… mon col en renard noir glisse dans l'obscurité… nuque dénudée, frisson.
Richard Anconina passe, chaud sourire… rue du Mont Thabor, j'embarque vers le soleil.
08:05 Publié dans CréAgla, j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : I love Paris
17.05.2007
histoire d'arnO

attendrissant, sexy, moqueur, doux, rugueux, sensuel, drôle, bouleversant et j'en passe sur cet homme qui n'ouvre sa gueule d'ange aux mots chus que pour dire une tendresse fissurée sous son énorme carapace de rock'cœur dégling'andé.
Arno est un optimiste, un romantique, un rêveur auquel la vie a cassé la gueule.
une vie échouée sur un rivage d'Ostende, dont il aime les odeurs de crevettes grises et d'écume moussant sur la peau de son intérieur.
dans sa marmite sans sauveur, ça fait longtemps que la crédulité et les p'tits oiseaux sont cuits.
les carottes qu'il creuse au fond de chacun, ce diable les assaisonne d'une sauce aigre-douce collant à nos oreilles, pleines de ses mots hagards du nord qui nous guident vers des parts de nous-même dont on a un peu honte et disent ces moments de solitude où l'on brille par nos faiblesses, par la force des choses de la vie en tourbillon.
il cuisine les femmes aux petits oignons, et pas en plat d'images d'épinards fades.
"c'est mieux d'être avec une moche et souriante que avec une femme belle et chiante"… "mais çô dépend quand même, c'pas touchours cômme çô non plus hein !" dit-il en illuminant son visage d'un sourire rauque'n'raille.
Arno scintille dans le noir… lumières sur la fille.
ses textes abritent des fulgurances d'étoiles éclatées au fond du verre où il a noyé et repêché une tristesse qu'il offre brute à nos pavillons d'abord en déroute, puis prêts à l'abordage de son esquif sillonnant l'Amour, toujours.
"ma tête est pleine comme une poubelle / comme un sac d'une femme
j'ai bu mes douleurs […]
je ne trouve plus le temps pour emmerder le monde / j'ai tué un monstre, je bois mon bonheur"
[Miss Amérique - Jus de box]
sa musique sent la prose ouverte aux quatre vents, elle pue, elle pulse, elle épouse les contours flous de l'âme vague.
les corps mourants de désirs dérivent sur les lacunes d'une banalité au voile déchiré, belle à pleurer tellement la simplicité de son écriture ancrée à l'existence largue nos dernières amarres aux fantasmes… cet homme est un pirate sans en avoir l'air.
aux chimères à dormir debout, il préfère les Chimènes à poil cru couchées sur le corps de ses échos enflammés par les joueuses des ruelles aux sens interdits, impairs et passes.
l'amour qu'il raconte est désenchanté mais saupoudré de candeur… l'alchimie entre Oui-Oui au pays du Désespoir magique et Tintin aux pays des belles Putains.
il nous offre une part de lui, la plus vraie, pas la plus séduisante… Arno, avec un grand A pour lettre de noblesse, n'est pas le genre de gars à poser pour en imposer.
nu et perdu dans ses méandres au gin, ce croon' triste nous glisse dans ses désirs pudiquement effrontés… on a envie de l'aimer, de bercer ses joies et ses peines, et on a envie de s'aimer nous, de lutter contre le spleen comme les magnifiques tristes sires et plaqués lords qui peuplent les chansons poussant sous ses cheveux argentés.
[plongé dans les yeux de sa mère, il en fait pleurer bien d'autres]
au retour de chez Pascale & Hervé, j'ai foncé sur ma platine pour écouter encore le dernier CD d'Arno qu'ils m'ont offert en plus du concert [gracias a vosotros dos, amores !] :
"et certains soirs sans toi, je me noie / je vais danser dans d'autres bras
je me promène dans les jupons / me perds, mélange tous les prénoms
reviens Marie /emmène-moi jusqu'à ton lit
ne t'inquiète pas / y'a rien qui cloche chez moi"
[reviens Marie - Jus de Box]
oui mon gros lapin, je sais bien qu'il n'y a rien qui cloche chez toi… tu es beau.
[mais moi, c'est pas "Marie", c'est Agla !]
* * * * *
WARNING : maintenant, la minute midinette.
* * * * *
ah, Arno ! quand tu souffres…

aah ! quand tes yeux se ferment sur tes mots…

aaah ! quand tu fais l'andouille avec tes cymbales…

aaaah ! ton petit bidon à l'air…

aaaaah ! quand tu passes la main dans tes cheveux…

aaaaaaah ! ton petit déhanché…

aaaaaaah ! quand tu fais ta tête de rocker…

aaaaaaaah ! quand tu t'offres à ton public…

aaaaaaaaah ! quand tu souris…

… qu'est-ce que je t'aime.
[all fotos : Agla©2007]
21:55 Publié dans CréAgla, musica | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Arno, concert, musique, photo
04.05.2007
haïku de 03h03
le matin, si près,
qu'il faut aller se coucher
pour ne plus dormir.
03:05 Publié dans CréAgla, mots/maux | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : de bouts de boue, debout
éclaboussures
remembering…
des souvenirs de ces voix,
évaporés, comme inexistants
au tréfond des veines en deux
trois, fragments dessous, venir
de ces voix, très au fond, quelle
importance… l'impair tance ce
qui creuse des cernes, comme
je les refuse… et descerne
éclats, bouts sur les yeux
qui gelèrent; fusent alors des
accords sans maquillage,
make me sad off life, in existence
désaccords, sometimes
… ring member.
[the Smiths - asleep]
02:55 Publié dans CréAgla, mots/maux | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : coucher, démo
07.03.2007
haiku de 14h50

dans le cadre noir flottant,
l'idée du sourire
anime une image, limpide.
[Agla©2006 —
Jean-Michel Othoniel,
"Peggy's necklace"
— nuit blanche 06]
14:50 Publié dans CréAgla | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : il fait soleil, almost everything is all right today, moklé "humeur francaise", "jambes ouvertes dans le parking", "cathologie"





