26.05.2008
tur médier...
today, j'ai commencé à bosser avec une décoratrice.
ok, c'est mon incommensurable et lourd fardeau quotidien, mais là, ça a vraiment été une torture.
cette décoratrice a un patronyme à très forte, et je pèse mes mots*, à très forte consonance schleue.
un truc impensable, un truc du genre Greta Von Den Badenstein.
le truc qui, dans un accès de connerie et de total humour noir, me donne envie de lever le bras et de beugler "zieg heeeeeeeeil !!!" en claquant des tongs.
"surtout ne pas le faire, surtout ne pas le faire, pas craquer, c'est mal !" me disais-je intérieurement alors qu'elle m'énonzait patiemment la somme de dravail KOLOZAL QUI NOUZ'ATTEND POUR UNE PONNE BARTIE DE LA ZEMAINEUUU, ACHHHHH !!!
en voyant son nom sur l'adresse mail qu'elle me griffonnait, j'ai bien essayé de tâter le terrain en tentant un petit "t'es allemande, non ?", mais ça a fait un gros "plouf" comme un soufflé raté.
et c'est pile à ce moment-là, en pensant cinoche-soufflé-cuisine-kartoffeln-schleu, alors qu'elle me répondait avec cette petite pointe d'humour qui la caractérise "oui, oui, che zuis allemanteu" et qu'elle commençait surtout à me parler boulot parce qu'elle n'en a rien à péter de mon époustouflante spiritualité, que je me suis mise à penser à cette scène du Grand restaurant avec Louis de Funès...
[Louis de Funès dans "le Grand restaurant" - 1966]
putain comment que j'ai inspecté fissa l'éclairage de mon bureau !
rien d'anormal, tout va bien, R-A-S... sauf qu'un gros fou rire réprimé, ça fait vraiment mal partout partout.
au bout d'un long moment de gym abdominale, j'avais vraiment envie qu'elle se casse pour que je puisse pleurer toutes les larmes de mon hilarité joyeusement gaie.
"raus, große kartoffeln ! ich bin ein berliner !".
enfin, elle a tourné les talons, et... rien.
plus envie de rire du tout.
me restait plus qu'un mal de ventre alacon.
conclusion : le fou rire réprimé, c'est nul.
mais je m'en fous, j'en avais déjà piqué un gros que je ne rendrais pas quand mon boss m'a dit ce matin "ah oui au fait, pké wkh grmbl frrr bfff", limite à la bavaroise... ça a tourné à la risette tape-cuisse-bière-culotte-de-peau quand je lui ai répondu "t'as que le forfait consonne aujourd'hui ? ça va être hard".
sans compter les poilades avec les coupains quand je leur ai raconté ma journée sous le IIIe reich.
total, je suis toute vannée ce soir.
tur médier, ja ja !
* 2,5 kg.
[bonustrack mokléhalacon du jour : "camira caché" / "django renard jazz"... les zoophiles aiment les animaux sauvages ET le jazz]
22:06 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : schleu attitioude, fou rire, cinéma, décor de cinéma
20.05.2008
scoop 2 ou "j'ai vu le menuisier, il m'a parlé de bois"
en revenant de la caféteria, j'ai croisé taleure un des menuisiers qui bosse régulièrement à le mien taf.
"ouhaaaaa, p'tain le scoop !"
hé ho, calme tes nerfs, ça arrive...
pour mieux comprendre le "régulièrement", j'explique un peu plus pour ceux qui ne connaîtraient pas ce fonctionnement caractéristique du pestacle et du site de services audiovisuels où je bosse maintenant : pour des durées variables selon les projets [court/long-métrage, pub, émission de tévé, shooting foto] les maisons de production de films envoient ici à la Seufeupeu leurs propres équipes d'intermittents pour la fabrication de décors/montage/régie de plateau/post-production/etc, et louent des parties de nos locaux ainsi que les services du personnel de la maison en cas de besoin.
du coup, j'y vois tourner beaucoup de monde, et certains menuisiers-constructeurs-serruriers-peintres-tapissiers-etc [ceux que je vois le plus bicoze je sévis dans le département Décor de la maison] reviennent donc de temps à autre dans le coin... en plus, ce milieu professionnel de la profession est assez petit et tout le monde finit par se connaître.
alors le scoop of the day, c'est que le menuisier croisé taleure, qui bossait dernièrement sur les décors de Transporteur 3 de Luc Besson, quasiment fini en ce qui concerne cette partie de la création d'un film, entame aujourd'hui les décors d'un nouveau film : le prochain Jacques Audiard.
et si j'en cause, c'est que j'en suis bien contente bicoze j'ai aimé les précédents, surtout De battre mon cœur s'est arrêté, où Romain Duris jouait piano fortissimo.
[en bonustrack, les mokléhalacondujour : "video hard et choquant de chatte nique fortement", "les methodes de fabrication de lait en paudre", "footballeurs nus" et toujours le thème le plus recherché ici "zoophilies avec porc"... it's a wonderful world]
10:30 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, jacques audiard, décor de cinéma
07.04.2008
haiku de 01h21
sur les germes de nouveauté,
des papillons d'eau
plongent dans l'écrin de nuit.
[Au revoir Simone - Fallen snow]
[lundi 06 avril, 1h20, 1°, chutes de neige sur Paris… cette année, le poisson d'avril est surgelé]
01:25 Publié dans CréAgla, frais du jour, musica | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : petits poissons d'avril, jolie blague, musica, musique, au revoir simone
20.03.2008
ferme eut'bouc, tin nez i va tomber d'dins
je n'ai jamais vraiment kiffé aucun comédien ou acteur en particulier… j'aime ce qu'ils font, chacun à leur manière.
mais quand même.
hier aprem, Pierrot le fou tournait une scène dans un film que Francis Huster réalise actuellement.
ça se passait dans la cafétéria du taf, devenue café de la gare pour l'occasion, où je vais prendre mes kawas quotidiens… sauf que là, interdiction d'entrer pendant que les caméras sont en "action !", fallait arriver plus tôt pour s'accouder au bar et faire éventuellement partie des figurants.
mais bon, voir Francis Huster brasser du wind dans tous les sens, ça me branchait moyen-moyen.
2 heures avant, il avait voulu piquer son journal à Jojo-le-métallo, qui fait religieusement ses mots fléchés après le déjeuner… "non non non ! des gens dans une gare, ça lit des journaux ! il me faut des journaux, beaucoup de journaux ! allez allez, donnez, c'est pour le tournage !".
lui, à trop faire la tornade, il a failli se prendre la foudre.
bref, tout ça me gavait chouilla, moi je voulais juste mon kawa.
j'attendais que le rouge s'éteigne pour accéder au bar, et pendant que je discutais avec une des assistantes du réalisateur qui me disait que "les comédiens devraient rester comédiens", de jeunes personnes de cette engeance arrivent pour un autre tournage dans la soirée, me bisent et se joignent à nous.
au moment où l'assistante me confie que Jean-Paul Belmondo est dans la scène du jour, je vois Naoufel Aliju changer 4 fois de couleur… "oh mon dieu ! pour moi, les deux plus grands, c'est Alain Delon et Jean-Paul Belmondo… oh mon dieu !".
à l'instant même, la porte s'ouvre.
IL se lève.
IL est élégant.
IL fait très british dans son beau manteau sur son beau costume.
IL marche vers nous, appuyé sur sa canne.
IL discute avec ses assistants et m'aperçoit en train de lui faire un immense pétage de gerçures.
IL me le rend.
c'est couillono, mais quand j'ai vu ses yeux, tous ses films, sa vie publique, son charisme, son talent, sont passés dans les miens et j'ai banané.
je me retourne vers les jeunes comédiens à mes côtés et je vois le même sourire sur leurs visages.
"merde, je suis sûr qu'on a l'air con là" murmure Naoufel.
sa copine "oh putain ! IL vient vers nous, IL vient vers nous !".
moi "on s'en fout si on a l'air con… on est pas les premiers à être gagas devant LUI".
IL reprend sa marche vers nous, très doucement, péniblement appuyé sur sa canne.
IL souffre… on souffre.
IL avance, IL arrive devant nous, IL envahit l'immense galerie, IL est là.
"bonjour Monsieur Belmondo"
"bonjour les petits"
"on est ravis de vous voir… vous allez bien ?"
je regrette déjà la fin de ma phrase quand l'ami qui vient vers LUI remue le couteau dans la plaie "tu as mal ? viens, on va s'asseoir dans la voiture".
"à tout à l'heure, les petits"
"…"
des secondes dans un mouchoir de poche, la gentillesse dans son sourire, la douceur dans ses yeux, un demi-siècle d'images dans les nôtres, nos bouches bées devant ce monstre du cinéma.
"IL a la classe… IL est immense… IL est… IL est… IL…"… le Naoufel lâche la rampe, il va nous claquer dans les pattes.
derrière ses yeux embués, je suis sûre qu'il pense la même chose que moi, la même chose que tout le monde… "ce bonhomme-là ne mourra jamais".
Pierrot le Fou ne tombera jamais sur le bitume, l'Homme de Rio continuera ad vitam les cascades pouet-pouet-tagada qui me faisaient marrer quand j'étais môme, le Flic ou Voyou dégainera toujours son magnum pour sauver la veuve et l'orphelin, celui qui a eut l'Itinéraire d'un enfant gâté restera pour tous l'As des as, le Marginal, l'Incorrigible, le Magnifique.
le jeune comédien a dégainé son téléphone pour prendre une foto, mais il le remballe, il n'ose pas… à bout de souffle.
moi non plus, je n'ai pas osé lui demander si je pouvais l'embrasser, alors que j'envie Jean Seberg sur la foto.
j'aurai jamais parié un kopek qu'IL me ferait cet effet-là.
au taf, je croise souvent des comédiens ["rho putain ! l'est encore pas mal Gérard Lanvin !"], mais ça reste anecdotique, et aucun ne m'a fait sonner la Sirène du Mississipi comme ça.
Jean-Paul Belmondo, c'est un Homme qui me plaît.
12:30 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : bouche bée, air con, jean-paul belmondo, francis huster, naoufel aliju, cinéma
18.02.2008
scoop 1
le neveu d'un animateur du PAF [Putain l'Audiovisuel Foireux !], mondialement connu et reconnu pour ses fabuleuses imitations de Jacques Chirac [laissez donc Jean Roucas reposer en paix, s'agit pas de lui] que je ne nommerais pas mais dont le prénom commence par un "p" et finit par "atrick sébastien", son neveu donc, est une grosse grosse commère avec des vrais morceaux de langdeup dedans.
exemple : si tu lui dis que t'es allée chez le gynéco, les autres ont droit à la rumeur de ta descente d'organe.
[note perso : ne jamais rien lui raconter, j-a-m-a-i-s]
aujourd'hui, au détour d'une pause-café près du plateau de tournage que son tonton loue à l'année à ma NiouBoîte,
il me dit, aussi excité que le véto sanguinaire devant les couilles à mon Spookie*, deux points ouvrez les guillemets :
"tu sais quoi ? [*non tête de cul, mais tu vas pas tarder à me le dire…*] c'est dingue han ! Loana s'est faite jeter du plateau la semaine dernière han, tellement elle est arrivée déchirée, haaan c'est trop nan !"
oui, mesdames et messieurs, l'heure est grave…
vous l'apprenez peut-être, maintenant, chez vous : Loana prend tellement soin de son esthétique qu'elle se repoudre le nez avant ET après le passage au maquillage.
[foto ci-contre : Loana… un parfum de scandâââle]
et aux dires du 3615-qui-neveu, "Jean-Luc Lahaye haaan, il était là aussi y'a pas longtemps, et lui han, c'est pas des rails qu'il se fait, c'est tout le réseau de la SNCF, hanrf haanrf haaanrfff !".
alors là !
moi je dis quand même, hein, quand même…
on s'en tamponne.
mais finalement, ces ragots miteux sur les stars oubliées, c'est croquignolet… et puis au moins, ça fait parler d'eux.
au fait ? il devient quoi Francis Lalanne…
[* he's fine, thanks… he's sleeping now]
22:35 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : Loana, Jean-Cul Lahaye, drogue et prostitution, le monde du showbiz est si merveilleusement glamour…
08.05.2007
et pourtant…
Un homme sur mille est un meneur d'hommes… Les 999 autres sont des suiveurs de femmes.
[Francis Blanche]
00:36 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les statistiques nous mentent, elles nous spolient !
01.04.2007
poison d'avril
même pas drôle !
19:25 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : faut pas uriner dans ce képi… yankee of u !
24.01.2007
détournement de citation 5
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"tire li pin pon sur le chihuahua"
Carlos - philosophe fin XXe siècle
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01:30 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ligne éditoriale & cioccolato alla cannella, les australiens sont top fortiches en nanards, village police, ou "un serial killer dégomme des village people look like !", sur fond de spangled flashy disco
10.01.2007
définition-2
FÉMINISME : subst.fém. Mouvement social qui a pour objet l'émancipation de la femme, l'extension de ses droits en vue d'égaliser son statut avec celui de l'homme, en particulier dans le domaine de la connerie.
09.01.2007
définition-1
MACHISME : subst.masc. travers de porc.
09:35 Publié dans frais du jour | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : dictionnaire et gastronomie, machisme et féminisme, communisme et priapisme, mokléalakhon du jour : foufounne





