29.02.2008
unchain my ass !
ces derniers temps, je lisais ça et là que des blogueurs se faisaient "tagguer".
j'imaginais alors d'étranges scènes où on leur faisait subir un bizutage à base de bombes de peinture… bicoze par chez ouam quand tu t'es fait taggué le mur du garage, il arbore un joli "Sarkozy enculé", "la teupu ta reum" ou "JP = gros barbidou".
et c'est choquant… des lettres mal écrites en bleu-roi sur un fond à peine beige, ça jure.
puis en lisant les notes concernées, j'ai enfin compris.
se faire tagger, ça signifie que tu connais des gens qui te veulent du mal.
des gens qui fantasment sur la perspective d'un terrible aveu, d'horribles personnes, des monstres qui ricanent déjà en te pointant du doigt alors que c'est archi pas poli putain, des gens à cause desquels un paisible moment devant le net avec un bon café fumant donne à découvrir que des blogeurs que tu estimes pourtant sont en fait de gros tagg… de gros tarés.
que penser après un " je chie la porte ouverte et j'en suis fier* ", "j'allume-j'éteins 15 fois de suite la lumière dans ma salle-de-bains juste avant de m'épiler 3 poildeuc pas plus sinon toute ma famille va mourir", "le matin, je mange une banane au petit déjeuner" ?
rien.
et j'ai été conviée à vous offrir à mon tour ce temps de cerveau disponible, pendant lequel vous n'aurez qu'à vous gausser en renâclant du groin pour mieux vous foutre de ma gueule.
voici donc, non pas 1, non pas 2, non pas 3, Mesdames zé Messieurs, mais 6 trucs-tocs-tics à ouam !
merci Chickenbaby… je te hais, je te conchie, je te raye la gueule avec mes longs ongles pailletés de rose indien.
* * *
N°1 : je mets toujours 4 réveils-matin pour tenter une levée du corps à des heures raisonnables.
un gros noir toumoche qui fait des "MîîîîP MîîîîP MîîîP" si atroces que même la Stasi avait des scrupules à l'utiliser.
un joli cube lumineux qui fait des "mouit mouit mouit" si discrets qu'ils ne m'ont jamais réveillée, mais vu qu'il est chou, je le règle pour qu'il s'actionne après les autres juste pour l'apercevoir clignoter de toutes ses couleurs style "christmas all days".
ma montre-chrono anti-chocs de chez décathboule, que je mets à sonner pour ne pas l'oublier, mais qui valse au fond de la pièce où je ne vais pas la repêcher.
et mon téléphone portable, auquel j'ai réservé une place de choix sur ma table de chevet, histoire que le mode vibreur, déclenché sur cette belle caisse de résonance et, couplé à la plus horrible sonnerie qu'il propose [le mode "alarme" de sous-marin poussé adonf] te donne l'impression de revivre le naufrage du Koursk, option torpillage comprise.
au final, ce déploiement militaire sert à queud, je suis tout le temps à la bourre.
N°2 : je fais mes courses par couleur, selon l'humeur du jour.
et j'écoute parfois de la musique en fonction de la couleur de pochette de l'album.
un menu gratin de potiron au mini babybel emmenthal et des tranches d'orange et mangue à la cannelle, avec "des visages et des figures" de Noir Désir en bande-son, ça a franchement une autre gueule que ton purée-jambon peu joli avec Derrick en fond sonore, alors essaye au lieu de ricaner bêtement.
N°3 : une grande tatassitude me pousse à ranger mes couverts-assiettes-plats par couleurs-styles-tailles, bien en ordre dans mon espace cuisinal… des copains m'ont fait remarqué que ça confinait limite aux T.O.C. mais je les emmerde profond jusqu'à la 7e génération.
et puis vu que mon vestiaire est un innommable foutoir où s'imbrique les cotonnades les plus vulgaires aux plumes et fourrures les plus glamours, je me dis que je ne suis pas encore totalement givrée… pas encore totalement givrée… pas encore totalement givrée… pas encore totalement givrée… pas encore totalement givrée…
dis rien… l'écrire 5 fois, c'est mieux que 1, un point c'est tout.
N°4 : je branle toujours mon levier de vitesse comme une malade pour vérifier qu'aucune vitesse n'est passée, sinon ça fait un gros tressaillement au démarrage et j'aime pas avoir cet air con, d'autres je m'en cogne, mais cet air con-là, c'est un des pires… total, j'ai lâché 1000 boules today à mon garagiste.
T.O.C. de merde.
N°5 : quand je lis, je ne peux m'arrêter que si je trouve un point en bas de page, à la dernière ligne, sinon [laisse ma famille en dehors de ça !] j'ai l'impression de laisser l'histoire trop en suspens.
et comme c'est pas monnaie courante, je lis parfois jusqu'à des pas d'heures, avec cette délicieuse sensation d'en voler "encore un petit bout et après j'éteins", comme quand je bravais le couvre-feu parental.
N°6 : je sens mes pets et je m'en félicite.
je me délecte aussi à extraire les pires mickeys de mes narines et éprouve un intense plaisir à sentir ceux tout secs se décoller de si loin que j'ai l'impression qu'ils me chatouillent les synapses… mais comme je suis bien élevée, je me sers d'un mouchoir.
* * *
voilà.
en résumé, t'apprends que je suis une grosse dégueulasse qui nique consciencieusement sa caisse et le tiroir qui va avec, qui aime les bidules lumineux et colorés super bien alignés à côté de bouquins à la ponctuation si rare qu'elle se lève à la bourre avec la régularité d'un horloger suisse.
oui… moi aussi je t'aimais bien.
"eune chaîne, my ass !
oh baby let me be,
eune chaîne, my ass !
'cause you don't care about me"
[Ray Charles, le film - Unchain my heart]
*je fais pareil, mais faudra me passer sur le corps pour que je l'avoue.
22:25 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : à chaine alacon, aveux foireux
29.01.2008
j'aime pas le cinéma
PLAISIRS INAVOUABLES :
la Vérité si je mens, de Thomas Gilou [vaï vaï vaaaï !]
Conan le barbare, de John Milius [yoooorgh !]
tous les films de Bruce Lee [wata wata kaaaï !], James Bond, Pierre Richard, etc.
CLASSIQUES ENNUYEUX :
James Ivory et sa Chambre avec vue… somnifère compris, MALGRÉ la vue sur Danieeeel Day Lewis.
d'autres films, là, je vois pas… quand ça devient relou, je ris ou je dors.
y'a toujours du bon à prendre en ce monde cinématographique, m'sieur Frodon.
ADORÉS À L'ADOLESCENCE, PUIS RANGÉS DERRIÈRE L'ENCYCLOPÉDIE :
Bird, de Clint Eastwood
los Olvidados, de Luis Buñuel
Little Big Man, d'Arthur Penn
Good Morning Vietnam, de Barry Levinson
CHEFS-D'ŒUVRE MÉCONNUS :
[des films pas méconnus, mais pas assez re/connus à mon goût]
Bienvenue à Gattaca, d'Andrew Niccol
Barton Fink, des Coen
Le Roi et l'Oiseau, de Paul Grimault
Gosses de Tokyo // Bonjour, de Yazujiro Ozu [un Tati japonais]
Le Seigneur des Anneaux, de Ralph Bakshi [1978]
l'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, d'Andrew Dominik
NAVETS GÉNIAUX :
la série du Grand Blond [avec une chaussure noire], d'Yves Robert
Plan 9 from outerspace, d'Ed Wood
Drôles de zèbre, de Guy Lux [avec Alice Sapritch, Sim, Patrick Topaloff, Patrick Préjean, Coluche, André Pousse, Jacques Legras,… si ça c'est pas de la belle distrib' !]
etc.
j'ai une passion pour les nanards, surtout ceux en série, type "attaque de"… l'Attaque des tomates tueuses, l'Attaque des sangsues géantes, l'Attaque de la femme de 50 pieds, l'Attaque de la moussaka géante, cette production grecque étant la plus gratinée, avec cette part de moussaka irradiée par un OVNI, qui grandit au fur et à mesure qu'elle engouffre et détruit tout Athènes en rampant du bout de ses aubergines… du grand, du beau, du bon nawak.
FILMS DÉTESTABLES :
rien de vraiment détestable, mais plutôt dérangeants niveau idées pouraves [La Passion du Christ, de Mel Gibson], ou ineptes néant total zéro point barre quant à ouam [certaines teenage comédies], ou encore parce qu'ils m'ont déçu [Prêt-à-porter, de Robert Altman… une distribution d'acteurs proportionnelle au nombre de bâillements à l'heure… énoÔorme !].
alors dans la catégorie "détestable", je ne mettrai pas un film ou un réalisateur, mais plutôt des scènes qui font que je serai incapable de revoir les films en question :
- El Perro andaluz, de Luis Buñuel, pour la scène de l'œil coupé… merci Luis, traumatisée à jamais… je peux plus voir un coupe-choux sans avoir ce frisson qui me remonte du cul à la pointe des veuchs, avec bonus fourmillements de ces putains de bestioles chères à Dali qui envahissent le film.
- Bad Taste, de Peter Jackson, pour la scène où un extra-terrestre force un homme à boire son vomis dans un grand saladier… depuis j'en ai gardé un grave problème relationnel aux saladiers.
SORTEZ LES MOUCHOIRS :

le Dernier des Mohicans, de Michael Mann
Eternal sunshine of a spotless mind, de Michel Gondry
My left foot, de Jim Sheridan
la Leçon de Piano, de Jane Campion
Respiro, d'Emanuele Crialese
Magnolia, de Paul Thomas Anderson
Underground, d'Emir Kusturica
My beautiful Laundrette, de Stephen Frears
the Hours, de Stephen Daldry
Breakfast on Pluto, de Neil Jordan
Vengo, de Tony Gatlif
in the mood for love, de Wong Kar-Waï
… et tous les films aux BO aussi splendides.
yep, mes émotions cinoches sont souvent liées à la musique accompagnant les images qui bougent.
PÉTÉE DE RIRE :
les Tontons Flingueurs, de George Lautner [et tous les films dont les dialogues sont de Michel Audiard]
Spinal Tap, de Rob Reiner [faux "rockumentaire" sur un groupe de hard rock… parodie poilissime !]
M.A.S.H., de Robert Altman
Play it again Sam, d'Herbert Ross [avec Woody Allen dans son meilleur rôle du looser amoureux, qui s'aide de la représentation mentale du Humphrey Bogart de Casablanca pour arriver à brancher de la gonz]
the Big Lebowski, d'Ethan et Joel Coen [ah, John Turturro "nobodyfuckwiththe" Jésus Quintana !]
le Père noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré
Brain Dead, de Peter Jackson [le curé karatéka qui tatane la teuté aux zombies est au top]
Brazil, de Terry Gilliam, et tous les monty pythons.
BAVER DANS SON POP-CORN :
le Dernier des Mohicans, de Michael Mann [Danieeeel !]
Casino Royale, de Martin Campbell [Danieeeel !]
Le Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson [Viggooo !]
La Leçon de Piano, de Jane Campion [Harveeeey !]
… et j'en passe.

"CAHIER DU CINÉMA" OU "POSITIF" ?
ni l'un ni l'autre… pour mes choix cinoche, je me laisse porter par l'envie, ou je zieute le blog de ma Rascale.


CINÉASTE TROP VANTÉ :
Eric Rohmer
"- s'aime-t'on, Martine ?
- haaan, chais pas Pierre …"
putain d'où qu'elle est la carabine ?!?
SANTA TRINIDAD :
Tarantino, Gilliam, Tati
Burton, Kurosawa, Gondry

Kusturica, Almodovar, CohenKubrick, Spielberg, Jarmush
Jeunet, Hitchcock, Allen
[quoi ?! sont bien trois par trois… je triche si je veux, et je vous merde aussi]
ENTRÉE EN CINÉPHILIE :
le Chat qui vient de l'espace, de Norman Tokar
Pepi Luci Bom et autres filles du quartier, de Pedro Almodovar

Orange mécanique [2001, Shining,…] de Stanley KubrickExcalibur, de John Boorman
Tron, de Steven Lisberger
Beetlejuice, de Tim Burton [dessous, vidéo 2]
Do the right thing, de Spike Lee [vidéo 1]
Scarface, de Brian de Palma
les Indiana Jones, de Steven Spielberg
les Star Wars de Georges Lucas
Alien, de Ridley Scott
Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino
Caligula, de Tinto Brass… mon premier film de boules.
… et tous les Louis de Funès que j'avais le droit de regarder le mardi soir quand j'étais mioche.
00:05 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : j'aime pas le cinéma, …mais alors pas du tout.
28.01.2008
Cloverfield
en ce moment, y'a plein de bons films à voir, dont Sweeney Todd, le nouveau Tim Burton.
j'ai vu aussi la bande-annonce de ce film [kike là d'ssous], un bon gros cata-ovni-gore et tout le bastringue qui pète sa mère en l'air, où les prises de vues semblent être faites à la phonecam, dans l'œil du cyclope, au cœur de l'action… ça a l'air pas mal du tout.
y'a du gros buzz sur le net, l'effet d'annonce booste les praïmes, les stats s'envolent déjà et place le film au top du hit.
à voir dès le 6 février.
06:50 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : j'aime pas le cinéma, Cloverfield
06.10.2007
Nuit blanche 2007
n'oubliez pas d'y aller ce soir !
art contemporain everywhere in the cities participantes… retrouvez-en la liste et les parcours sur le site

j'y amène les jumelles d'une amie… un bon resto et hop, balades les yeux grands ouverts !
bonne découverte à vous aussi.
16:45 Publié dans j'aime/j'aime pas, piruetas | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : art contemporain, nuit blanche 2007, Paris is beautiful
02.08.2007
reviens
ce soir, je pense à toi.
ta douceur, ta chaleur, ta démarche, féline… les mots en silences dans ton regard, profond… ces petits sons quand tu dors, tout ce qu'on n'aime pas trop et qui nous manquent à l'absence.
reviens, Étoile…
reviens, crevure de chat !
si tu ramènes pas fissa tes miches velues, les jumelles ne me feront plus jamais la bise, et ça, ça me ferait vraiment chier !
mais qu'est-ce qui m'a pris de proposer à mes voisins de garder leurs poilus pendant les vacances…
deux jours… deux putains de jours que l'animal ne pointe plus le bout de sa truffe quand j'agite le sac de croquettes qui poquent le rat crevé, deux jours que je joue des maracas dans le jardin de mes voisins avec de la bouffe à chat, deux jours que Chipie se tape deux gamelles que je laisse pleines, des fois que… deux jours que je pense aux yeux des petites quand elles reviendront et qu'il y en aura une qui ne retrouvera pas son félin.
pourvu qu'il ne soit pas enfermé dans le garage d'une autre famille d'aoûtiens, pourvu que… nooon !
tintin que leur paternel me fabriquera mon portillon de jardin après ça…
pura mierda, ça ressemble à du Klapisch.
je me vois déjà, errant dans le quartier et les terrains vagues… le big foot.
bon, à part ça, ça va.
j'ai un peu beaucoup de choses à faire, et la vive impression qu'Einstein fait des claquettes sur mon emploi du temps… une valse a mis le temps sans dessus dessous, et c'est pas cher.
t'sais c'que j'en fais de ta théorie de la relativité, moi ?!
prend ta pelle et ton seau Bébert, et va faire des pâtés de sable à Paris-plage !
en parlant de ça, ça me rappelle que je dois me lever tôt demain… entre la salade et le visionnage de Papy fait de la Résistance*, Dadou m'a donné une info cruciale ce soir.
un reportage-foto à faire sur le parvis de l'hôtel de ville : les pompiers de Paris en action.
beach-volley tous les matins à 9h, en maillot et shorty moulants.
merci Bertrand.
j'adore Paris au mois d'août.
c'est un joyeux bordel au soleil, une bulle de bitume désert, un monde parallèle dans lequel personne ne speake french, ou comment parler 4 langues étrangères dans la demi-heure et voyager près de chez soi.
et puis la capitale est moins encombrée, aussi.
en fin d'après-midi, je passe chercher Pascal à son boulot pour aller dîner avec son Dadou et lui… après avoir tourné des plombes pour trouver une place aux abords de Sébasto, la plaie, je me gare enfin.
au moment de mettre ma carte dans le parcmètre, une femme m'interpelle pour me rappeler que le stationnement est gratuit au mois d'août à Paname…
alors que je prends des fotos sur le boulevard alto-klaxonifiant depuis le balcon de son bureau, Pascal finit sa revue de presse et me lit une dépêche du Monde : le cours du pétrole flambe.
ironique.
d'autant plus que l'amigo mio est journaleux pour une institution qui promulgue activement les solutions de déplacement via tous types de transports, pourvus qu'ils soient moins polluants qu'une voiture comme celle qui nous a ramenés chez lui en musique à fond les ballons à travers Paname… yepaaa !
blague à part, c'est occasionnel… lui préfère téter du dioxyde de carbone au pot des bus, rollers aux pieds pour son trajet quotidien, juste après sa séance de gym à 6h… un vrai malade.
la pollution dans les métropoles et ailleurs… un sujet sensible.
sur lequel il faut rien me demander, je suis un modèle d'incivisme en la matière.
certes, la pollution, c'est pénible, mais celui qui me verra sur un vélib', l'est pas encore né… le vélo, ça m'a toujours ruiné le uc.
et si c'est pour me flinguer les poumons derrière les bus, merci bien !
à choisir mon poison en goudron, je préfère encore me ruiner en clopes, que j'ai plaisir à fumer pépère au volant de ma voiture dans laquelle résonne le son qui me fait swinguer sur le siège, et non pas la musique d'ascenseur horizontal du métro, que j'abhorre… c'est pratique mais ça pue, les gens font lagu, et fait trop chaud là-dedans, hiver comme été.
les seuls transports en communs que j'aime, ce sont les partouzes.
et surtout, je préfère marcher.
le nez en l'air, à mon rythme, les mains libres… une tenant mon numérique, l'autre dans ma poche, tranquilita.
c'est comme ça que j'aime flâner dans Paris.
elle me fait râler, mais j'aime cette ville… la plus belle du monde.
* en bonustrack, deux extraits de ce film schtarbé.
Jacqueline Maillan, désopilante, et Jacques Villeret avec cette tirade qui me fait poilissimer
[- elle fait un numéro zexy-comique à Munich… oh ze n'est pas très fin, elle chevauche une banane chéante en gaoutchouc qui rebondit bartout zur la scène du cabaret', le tout accompagné par des z'harpes… z'est un beu fulgaire, mais on rigole en même temps, aha… on ze pourre de quiches et on boit des z'énormes pintes de bièreu, et on finit en farantole en hurlant des tyroliennes ou en vomissant bartout… on né regrette bas za zoirée ! - ça doit être charmant… je raffole de ce genre de soirée]
en deuxième extrait, la scène de la fin façon "les dossiers de l'écran", où le fils de Ramirez le collabo/Gérard Jugnot se fait lyncher en direct.
[- la Bourdelle, soit disant une immense cantatrice, une diva qui refuse de chanter pour les SS… elle faisait 6 cabarets dans la nuit à Pigalle, pour terminer à 6h du matin, au OneTwoTwo, complètement bourrée, le nez dans la choucroute !]
c'est du gras, c'est du lourd… enjoy !
ps : après une très chaude journée et une belle soirée, je suis revenue chez moi sous la pluie… mon jardin est heureux, et là, je le regarde sourire.
01:05 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : note foutraque, où chacun cherche son chat…, merci Bertrand, pollution, poil au doigt, Papy fait de la Résistance
04.07.2007
soleil de minuit
la grande roue tourne.
à l'heure où la ville lumière plonge dans la nuit d'été, balade au frais d'une princesse en robe, légère pour la saison.
le claquement de mes talons alterne avec le silence des mots, sous les porches incandescents… reflet luxueux des vitrines dans les pupilles anthracites et mouvantes.
paso doble, rose entre les lèvres… mon col en renard noir glisse dans l'obscurité… nuque dénudée, frisson.
Richard Anconina passe, chaud sourire… rue du Mont Thabor, j'embarque vers le soleil.
08:05 Publié dans CréAgla, j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : I love Paris
13.06.2007
canards maqués
la presse est-elle vendue ?
dans les kiosques, c'est à espérer, mais au pouvoir, ça ferait too much berlusconien pour être honnête.
pour rappel, la vidéo de la conférence de presse du G-cuite de notre Piccolo Nico, grâce à laquelle on a pu apprécier son ferme engagement à ne pas gerbouler ses zakouski sur les journalistes le questionnant sur l'entretien franco-russe, n'a pas été diffusée par la presse nationale… l'étrangère en a fait, elle, ses choux gras.
en seulement 3 jours, plus d'un million d'internautes ont téléchargé la-dite vidéo [visible dans les notes précédentes], extraite d'un JT belge, que le présentateur a lancé en insinuant que le chef de l'État français était pétov comme un coingski.
le journaliste, Éric Boever, s'est ensuite rétracté avant de contacter "l'ambassade de France à Bruxelles pour transmettre ses excuses, pour qu'elles soient relayées à qui de droit, jusqu'à l'Élysée si nécessaire", a indiqué hier Yves Thiran, directeur de l'information de la RTBF.
c'est maintenant prouvé : le belge carbure à la pression.
autre info du jour :
le Syndicat National des Officiers de Police [le SNOP, majoritaire] appelle à une manifestation nationale demain pour protester contre le non-paiement des heures supp' qui leur sont dues.
des flics.
qui travaillent plus.
pour gagner… le droit d'être pris pour des buses.
elle est pas choucarde, celle-là ?!
d'ici à ce qu'on leur refuse aussi le droit de manifester, il n'y a qu'un petit pas présidentiel.
par contre, ils ont gagné le droit d'utiliser le Taser.
ce pistolet à impulsion électrique équipera bientôt tous les policiers et gendarmes… cette arme est fortement contestée, notamment par Amnesty international qui précise que l'engin serait responsable d'au moins 260 morts aux États-Unis.
le directeur général de Taser France et les forces de police, largement favorables à cette arme de dissuasion, précisent que les incidents sérieux sont plus que minimes [0,062% des cas]… et indiquent que tout dommage collatéral sur les interpellés est évité car "dès que le policier sort son Taser, une caméra enregistre la scène".
mais oui… et Taser, elle bat l'beur ?!
si les images de ces dérapages sont aussi bien diffusées que celles des dérapages présidentiels, ça promet.
qu'est-ce qu'on s'marre.
15:50 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : revue de presse, presse à revoir
09.05.2007
jardin & dépendances
… aujourd'hui, j'ai passé beaucoup de temps dans mon jardin.
d'énormes mauvaises herbes étaient arrivées à graines et menaçaient de proliférer, comme ces larges pissenlits devenus trop grands et vieux pour être comestibles.
gants et outils n'ont pas été de trop pour venir à bout de certains sujets qui atteignaient plus d'un mètre de haut, avec d'énormes racines pivots les ancrant fermement à la terre.
quand on désherbe, l'important est de faire venir tout le système racinaire et d'arriver à extraire le pivot, sinon ça ne sert à rien… ce qui est enfoui refera surface et tout sera alors à recommencer.
cette opération demande du temps et pas mal d'efforts.
mais le plus délicat du travail a concerné les parties supérieures des végétaux.
couvertes de grappes d'envahissants pucerons, il fallait ne pas les agiter au risque d'en répandre partout, et surtout faire très attention à ne pas malmener de nouveaux et précieux locataires.
il y a un mois, lézardant au soleil dans l'herbe, j'étais tombée nez à nez avec de jolies bêtes à deux dos… les coccinelles étaient venues là multiplier leurs points communs.
et contrairement à mes voisins qui avaient tous tondu leur gazon dès la première repousse, le mien était un peu haut et les fourmis commençaient à y installer des colonies de pucerons… l'environnement idéal pour la ponte annuelle des coléoptères.
je décidais alors d'aider cette reproduction en ne tondant pas.
en contrepartie de cet atermoiement, la nature allait jouir de la bienveillante présence de ces insectes.
ma voisine s'est plainte récemment de l'invasion de ses rosiers par les parasites, comme chaque année à la même période.
les élytres des coccinelles sont non seulement très jolies, mais cachent de fines ailes qui se déploieront pour aller ailleurs, maintenant que leur stock de nourriture a considérablement baissé dans mon jardin.
très voraces, elles iront certainement se repaître des pucerons aux alentours.
[jaune orangé après son état de nymphe, elle prendra sa coloration définitive et sa robe ponctuée dans quelques heures]
c'est étonnant de constater que les choses se font par automatisme, en dépit du bon sens… mais toute évolution demande du temps.
[après l'effort, le réconfort… j'ai goûté les délicieuses cerises de l'arbre de mon voisin]
00:35 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : ceci n'est pas un point de vue écologiste
15.04.2007
in the mood for louve
3h… promenade nocturne dans le parc après une lumineuse soirée chez des amis accompagnée des premières estivalités de l'année, délicieuses papillottes de poisson-julienne à l'huile d'olive et fraises saupoudrées de tendres fous rires… marche dans la nuit chaude en souriant de ces souvenirs proches.
arrêt sur mon belvédère.
oreilles en musique, penser les lumières de la ville.
voir loin, voir près.
une ombre glisse à mes côtés.
retrait des écouteurs.
- vous n'avez pas peur ?
- non.
- ah ?
- je devrais ?
- oui, vous êtes seule.
- vous aussi.
- euh… oui.
- alors ?
- c'est pas pareil.
- …… [aboule, testa di cazzo]
- vous êtes une femme.
- vous avez un vrai don d'observation.
- … ?…
- oui, je suis une femme, qui apprécie sa solitude… bonne promenade et bonne soirée, Monsieur.
oreilles fumantes en musique.
pépère cogitoergosum saboté.
le prochain comique que je croise dans le parc en pleine nuit, je le viole.
les gonzesses pourront alors se promener en toute quiétude dans ce repaire malfemmé.
22:30 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le binaire de la pine erre
04.04.2007
note tronc
… sans queue ni tête.
ça tombe bien, ce soir, j'ai de la fièvre.
"en avril, ne te découvre pas d'un fil"… c'est con, j'ai longtemps cru que le bon sens populaire était faux.
sans queue ni tête…
parfois, un monde dépourvu de ces deux extrémités me tente.
en attendant miracolo, mise en vrac :
- ma banquière s'appelle Muriel Robin, prêt de flouze et sketches compris… tout bénéf' pour pallier à coups de puissants fonds ce puits sans fond que sont mes finances depuis que ma charmante sœur n'a pas récupéré son opinel dans mon dos.
[en live today : le Dur combat de la banquière et des logiciel et imprimante deum "à tous les coups, je clique sur OK et ça va me péter à la gueule, cette connerie !!! à nous, Madame Agla, je vous écoute… un p'tit chocolat avant ? on vient de me les offrir, parce que c'est Pâques, hein, vous savez Pâques, les chocolats, les lapinous, les cloches moches tralala tout ça ? m'en fous, j'aime le chocolat ! hahaha ! mais revenons à nos moutons… ah bah quand même ! c'est qu'elle me la sort enfin ma feuille ! cochonnerie d'machine !… allez hop ! à nous maintenant… "]
putain, c'est la première fois de ma vie que j'emprunte… je m'étais promis de jamais le faire, voulant rester fidèle à ma devise "ne rien devoir à personne", concernant le fric.
pour le reste, je suis contente de devoir des choses, ça veut dire qu'on m'a donné et que j'ai envie de le faire à mon tour.
- "un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre…"
- je me suis aperçue que j'avais commencé à écrire 32 textes… faut que je me décide à en faire quelque chose.
les fotos, je les compte même plus… je crois qu'il va falloir que j'apprenne à ne plus shooter les balais à chiottes et les nuages, surtout si je n'en fais rien.
- "la vie est faite de choix".
- plus ça va, plus j'aime le son de l'accordéon.
- en essayant de voir si mon logiciel de lecture tévé marche à nouveau après 2 ou 3 mois de panne [sais plus… après des mois sans la regarder jm'en fous] une lucarne apparaît sur l'écran de mon ordi portable : france3, une émission de blabla avec pour thème "qu'apportent les petits candidats ?"… ce que j'aime dans la télévision, c'est le néant intersidéral qu'elle génère autour, en elle-même, qui permet du temps de cerveau disponible pour se dire que ça sert à queud… en fait, ce que j'aime dans la télévision, c'est quand je l'éteins… pour des mois.
sinon, la réponse est : ça dépend.
m'emmerdez pas, j'ai de la fièvre.
- je déjeûne demain avec mon ami.
- j'ai relu "la region mas transparente", mon préféré de Carlos Fuentes, un écrivain mexicain dont il faudra que je vous parle, mais j'ai bien peur de ne pas y arriver tellement je suis con.
- me foutre à poil, j'aime pas tant que ça; après, je suis à poil.
- trop d'épanadiplose tue l'épanadiplose.
- putain j'ai mal au crâne chevelu.
- j'ai vu mon premier papillon hier, qui passait au-dessus de coccinelles faisant la bête à deux dos… mon rosier s'en réjouit, il y aura peut-être moins de pucerons cette année.
- j'oublie toujours autant de prendre mon traitement, mais maintenant, ça me fait rire.
- un truc que vous ne savez pas : j'ai deux grandes tortues de Floride "oreilles rouges" qui vivent en aquarium et que je fais se promener dans le gazon de temps à autre … ça, je sens que ça vous retourne déjà.
- le blues de Pura Fé déchire sa race et la mienne.
le dernier album de Ricky Lee Jones est pas mal non plus.
- j'ai réussi à me défaire des bras de Morpheene… j'ai morflé mais les bras de Morphée me suffiront peut-être maintenant.
- plus ça va, plus j'en ai la certitude : je pourrais me passer de tout, sauf de musique.
- je fume trop.
- j'ai vu "une histoire vraie" récemment… j'ai pleuré.
et je suis aussi allée voir l'expo de Lynch à la fondation Cartier… faut que j'écrive un truc sur lui, mais je ne sais pas trop quoi, je sais juste que j'intitulerai ça "l'homme-au-dark&barkin'-dog".
- le marketing et la pub me font toujours autant chier.
- j'aime tellement beaucoup trop les yaourts avec une mémère de l'espace dessus, surtout ceux au choco-menthe, que par moments je me demande si les anglais n'ont pas aussi envahi mes gènes… my gode !
- mes chattes dorment en boule sur les canapés, et ça, j'aime tout court.
estoy harta, me voy para la cama.
[mold. : "schlasse, let's go for the plum' "]
[fr. : "fatiguée, je vais au lit"]
buenas noches, compañeros.
00:35 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : mokléhalakon, "comment avoir des paquerettes dans le gazon", "comment decolore le mazout", "tante suce", "morosité"





