22.04.2009

it's a kind of magic

une banale visite médicale des intermittents du spectacle se transforme en long et passionnant papotage avec le Président du fan-club français d'Elvis dans la boutique sise pile en face, rue Notre-Dame-des-Victoires.

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rue de la Banque, une manifestation calme d'une cinquantaine de personnes du DAL se transforme en 4 brigades de bleus sur le trottoir d'en face... [1 brigade compte 80 uniformes]

la soirée resto-ciné qui s'ensuit se transforme en voyage Lost in translation... quand le patron de Koba hurle des "banzaï" à chaque casse en cuisine qui font rouler des yeux ronds à Ariane du club Dorothée, l'écran GPS du taxi clame "vous pouvez maintenant éteindre votre star2000".

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rendez-vous sur des plateaux de tournage... la livraison de mes boulots à un décorateur de ciné se transforme en invitation à aller écouter Marillion le soir-même en concert [pas fan de hard, le billet gentiment offert passe de main en main... bon voyage].

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dans le métro, Francesco et moi rions d'un Royal "c'est complexifiant !"... qui se transforme en sympathique dégustation de nouilles japonaises, puis en conversation décomplexée sur le sexe une bonne partie de la nuit avec une amie.

 

un autre soir, des ours orange prennent la forme d'un gardien de parking, ou comment une tentative de prise de vue de l'Arno se mue en "non, on ne pisse pas ici, Monsieur !".

jolie expo Gainsbourg avec le-dit photographe éconduit, séance de belles photos improvisée chez Alessandro avec Nico, de nombreux autres épisodes culturels et amicaux, puis expo Slick-salon du dessin contemporain-galeries-léchage de boules nocturne aux Tuileries avec Laura, arrivée du Havre pour un week-end at home.

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une amitié naissante se transforme en moults futures collaborations avec cette artiste très contemporaine... des projets de photo-écriture dans la revue qu'elle édite pour sa galerie et une participation à organiser et faire vivre un festival de poésie cubaine avec elle et sa chouette Mama, journaliste internationale et belle écrivain... ces deux-là ont de la dynamite dans le sang.

un copain d'enfance se réjouit de mon tour de passe-passe... un dîner de sushis se transforment en éléments de décor de cinéma : un rocher de 500 gr, de la bobine, des obus en silicone, etc.... ses élèves seront ravis de mieux comprendre la thématique audiovisuelle initiée par leur gentil prof.

de mon côté, je cultive l'art de vivre... mon jardin s'est vu agrémenter d'un mini-potager et les graines et plantes offertes par les copains prennent autant de plaisir que moi à pousser dans cet espace qui devient de plus en plus joli. 

régulièrement, l'amigo Francesco m'aide à bricoler dans my home-sweet-home... je m'y sens de mieux en mieux, et je peux mieux accueillir les amis de passage.

 

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d'ailleurs, Serge arrive de Bordeaux le week-end suivant... nous passons d'une visite de l'expo [interdite maintenant] À corps ouvert, où nous découvrons que les chinois aussi ont le rectum velu [face à la mort, le rire est une des solutions contre l'angoisse] à une paisible dégustation chez Nico, puis à de longues et intéressantes discussions dans mon jardin, la nuit venue.

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dommage qu'il doive rejoindre des amis ailleurs, la ballade dominicale avec Anne jusqu'à l'expo-concert des peintures d'Olivier est encore un agréable moment.

un demi-spiderman, des livres abscons dans un tas d'encombrants et une longue conversation intime plus tard, des sourires se muent aussi en enthousiasmants projets d'écriture-lecture-ciné, et plus si affinités... au fil des rues du 15e arrondissement, nous semons de idées.

 

entre-temps, nous nous rendons chez une de ses amies pour un mémorable shooting-photo dans des écuries près de Chantilly... au dîner avec l'Arno et Fincasor de passage à Paris, je sens le cheval et la paille encore emmêlée dans mes cheveux se disperse sur le pavé.

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Anne me fait rencontrer un autre ami, un juriste passionné de jazz... après quelques concerts ensemble, l'idée de participer au festival qu'il préside depuis 16 ans dans le gard me réjouit... je serai cet été dans le sud, en tant que Relations Publiques, et la perspective de passer de bons moments avec ces bons vivants de musiciens [et à les photographier aussi] me ravit.

la conférence de presse prévue demain soir m'en dira plus quant à ces événements estivaux.

 

après une froide hibernation, le printemps s'annonce chaud et les aiguilles cavalent... un tourbillon de projets et de choses à faire me dynamisent.

je n'en dirai pas autant de certaines œuvres de cinéastes relativement extrêmes... une journée à cavaler dans le centre de Paris pour trouver de quoi finir mes bricolages déco m'ont fatiguée au point que je m'endorme en début de soirée face à des court-métrages dans le quartier latin... le premier était captivant, mais le deuxième avait des airs d'épisode de l'Homme du Picardie, au long plan-séquence de 20mn sur rien sauf ma somnolence [du coup j'ai loupé le 3e, heureusement que le reste de la soirée avec l'Arno chez un ami fut agréable, à l'instar de sa délicieuse salade maison].

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d'autres ripailles sont également prévues ce week-end, où je fête mes 36 printemps... je me réjouis d'avance de recevoir mes amis.

à cette occasion, ma sympathique banquière a mis un coup de baguette magique sur mes finances, ce qui m'a permis de m'offrir ma nouvelle voiture... j'attends donc de ne plus être piétonne et de pouvoir avancer encore plus vite.

 

07.04.2009

"c'est le baiser de l'adieu, espèce de chien !"

... cri que le journaliste irakien a lancé à l'ex-tare congénitale sur pattes de président américain, juste avant que sa godasse ne prenne le même chemin, semé d'emBush par la suite.

aujourd'hui, peut-être à cause de la dévaluation du cuir au CAC4-rante, les tribunaux ont décidé d'une remise de peine à l'encontre du-dit fautif, faisant passer celle-ci de 10-15 ans à "seulement" 3 ans.

3 ans pour une godasse en travers de la tronche, alors que les hommes de la sécurité lors de l'allocution du débile présidentiel ont tabassé le journaliste en colère, qui en dernier recours, en était même venu à demander l'asile politique à des helvètes mous... de là à y voir un rapport avec la galopante économie textilo-cuir en Suisse et une énormité juridique, il n'y a qu'un pas.

putain, 3 ans...

et ma tiago en 40 dans sa gueule, ça va chercher dans les combien ?

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ATTENTION : armes de destruction massive.

[bande sonore virtuelle : Don't step on my blue suede shoes, Elvis Presley]

 

23.03.2009

mon kiné aime taquiner

séance chez mon kiné.

- je vais à Agen le week-end du 8 mai... ça me fait super plaisir de revoir l'ami qui nous y accueille, un autre ami et moi.

- ah oui, vous allez chez votre ami Bruno... Bruno d'Agen.

- arf !... hé non Doc, il s'appelle Fred.

- la région vous plaît ?

- beaucoup, oui... j'ai hâte aussi de retourner au Festival photographique de Lectoure... cette fois-ci, on va faire un circuit de petite randonnée organisé pour ce festival : des balades, un pique-nique et des photos, ça va être top chouette.

- mais la randonnée est à haut niveau ?

- non, je pense que c'est à un rythme pépère... tout le monde doit pouvoir y participer, y compris les gnomes et les vieux.

- dommage, ils auraient pu appeler ça Lectoure et Avance rapide.

 

 

14.02.2009

my funny Valentine


Découvrez Chet Baker!

 

 

14 février 2004, minuit.

le jean, le t-shirt, le pull, ça va encore... le plus dur, c'est les chaussettes.

F. m'aide aussi à mettre mes baskets, mon manteau, et mes gants les plus grands, moins durs à enfiler.

dans le vestibule, mes yeux croisent mon regard... miroir sans teint.

 

cinq mois avant, première crise.

incompréhension des médecins consultés semaines après semaines, en vain... chimie lourde et différente à chaque fois, qui ne fait rien contre la douleur.

mal étrange, incohérent, inacceptable, inaccepté.

enfermée dans mes cellules.

une souffrance indicible.

ma tête ne comprend plus son corps.

le plus dur est de ressentir, au fur et à mesure que la douleur augmente, que ce n'est pas une atteinte externe, de comprendre que ce corps s'attaque lui-même, de savoir maintenant qu'un point de non-retour est passé.

 

F. gare la voiture au plus près de la porte du service des urgences.

fauteuil roulant prêté par les infirmiers.

attente.

je suis momifiée par la douleur, des pieds à la tête.

une tête de mule qui a refusé d'admettre la maladie, d'aller voir d'autres spécialistes, par lassitude, découragement, par peur.

celle d'entendre la phrase qui soulagera cette angoisse de l'inconnu, mais qui me pourrira la vie.

 

l'attente est longue.

dehors, je fume une cigarette tant bien que mal... deux bonnes sœurs passent et me disent que ce n'est pas bon dans mon état.

elles sont gentilles, mais c'est à peu près le seul plaisir qui me reste.

trois jours que je n'ai rien mangé... jusque ma mâchoire est tordue par les inflammations.

quand au reste des plaisirs, passons.

pour F. et moi, cette nuit aura plus tenu d'une Saint Barthélemy.

 

l'attente est longue.

comme toujours, quand on ne pisse pas le sang, c'est qu'on va bien.

le problème avec une maladie chronique, c'est aussi l'incompréhension des autres.

la notion de handicap ne se comprend visiblement que par une permanence d'état.

cette affection entraîne une double désociabilisation, de par la méfiance d'autrui et de par les périodes de crises, parfois longues, qui enferment chez soi, sur soi.

 

urgences.

morphine.

transfert ailleurs.

longue hospitalisation.

examens.

diagnostic.

soulagement et désespoir.

"nous avons isolé le gêne atteint... vous souffrez d'une maladie invalidante, une affection auto-immune inflammatoire chronique, la polyarthrite rhumatoïde".

handicap, invalidité, traitements palliatifs, chimie lourde, aspect systémique qui implique également les organes, affectés par les inflammations répétées, dégénérescence... putains de mots.

tournis, malaise, larmes... revoyons la scène au ralenti.

PR : mon corps s'auto-flingue.

au mieux : la recherche avance.

au pire : mater dolorosa en fauteuil roulant, on recule, comment veux-tu comment veux-tu...

 

"il va vous falloir vivre maintenant avec ce handicap... nous vous conseillons de vous faire aider psychologiquement, ce ne sera pas facile".

tu l'as dit, bouffi.

 

l'acceptation... un maître mot sur mon chemin.

j'en ai fini de pleurer.

restent quelques peines.

maintenant, je marche.

 

10.12.2008

voix de fait

dans le sang des tours, sans détours, haute tractation et trahison des signes.

vide des sens.

la brûlure des masques de mots s'affranchit et fleurit,

hors tout... flux et refus d'enveloppes charnelles en marge, en marche

vers une attente en plein coeur, creusé avec les dents.

sagesse paria.

par ici, la tension d'une ligne exempte de temps... ailleurs, la perpétuité d'une sentence.

vol en éclats.

 

Fluxus 08 - Lemonosfitis.

Police shot dead a teenager in Athens - the day after - Lemonosfitis.

 

[vidéos envoyées par Antonis, un de mes correspondants, vidéaste à Athènes]

03.12.2008

radio gaga...

- vous êtes sûr, Docteur ?

- oui, je les ai gardées depuis notre dernière consultation... mais je peux me tromper... enfin, le temps que Louise arrive avec votre dossier, donnez-moi celles que vous avez amené.

- alors j'ai donc les radios de l'an dernier et puis les plus récentes, d'il y a 3 mois... mains et pieds, comme d'hab.

pendant que je range mon sac, il les place au tableau lumineux derrière moi.

- écoutez, je ne suis pas spécialiste en la matière, mais je crois pouvoir affirmer que vos seins se portent à merveille.

- héin ???

- ... en tous cas, jusqu'à l'an dernier.

- ah beuh, je... c'est pas... mais... ah... euh... trompée... radios... matin... pressée.

 

aujourd'hui, j'ai été élue Miss Mammographie 2008 par mon rhumato chéri.

 

 

[qui m'a dit que jusqu'ici tout va bien... la chaise roulante, c'est pas encore demain qu'elle me verra, cte salope !]

14.09.2007

septembre au balcon, tête dans le fion

grosse flippe cette nuit.
un début de rhume que je prends à la légère, le truc banal qui arrive à tout le monde, RAS quoi.
après le départ de ma voisine préférée venue prendre un verre et papoter, je me couche, un peu patraque… et je me réveille en sueurs, froides.
et très chaudes.
la voix de mon rhumato en fond sonore de mon cauchemar… "au moindre signe de fièvre, vous foncez aux urgences".
et merde.
encore oublié.
mon traitement immuno-suppresseur m'ôte toute défense naturelle, alors à la moindre infection, ça peut tourner à la cata.
sauf qu'il y a un truc auquel les toubibs ne pensent pas : quand on est au fond de son lit à greloter malgré la fièvre, on a envie de tout sauf de sauter dans son jean pour conduire jusqu'aux urgences.
total, j'ai esquivé… et je me suis réveillée, fracassée mais relativement vivante.
bon… c'était plutôt "welcome at zombieland".
mais ça va.
et je vais pas me mettre martèle en tête [déjà fait en plus… merci les fuckin' marteaux-piqueurs] pour avoir oublié que j'ai une santé fragile… si j'ai zappé ça, c'est finalement bon signe.
la maladie est de moins en moins présente… et moi, de plus en plus.

06.09.2007

ponctuation radiale

[à Tidom, qui aime aussi ces musiques]

Beirut - Mount Wroclai // Ederlezi, Goran Bregovic cover // Elephant gun

étonnant de voir des connexions entre ceux que l'on aime, qu'on croyait étrangers l'un à l'autre… jolie surprise.




sous le soleil
rien
particules, hier
du nouveau
de ma vue
soleil
de mes vies
j'improvise l'art
d'être
à part, ça.
à la renverse
bouleverse et traverse
la vie
dans tous
mes états
les leurs
l'étrangeté
de leur vie
à part, ça.
glissements
deux
terrains
ensemble
deux
mains
plusieurs
foi
tangente
ne pas
partir
racines emmenées
allées
loin.

à part, ça
va
je v[a]is
je vois
bien

10.07.2007

futur antérieur

nuit… dans la voiture.
radio on.


- et toi, tu ne pleures jamais devant un film ou en écoutant de la musique ?
- non.
- ça ne t'est jamais arrivé ?
- je ne crois pas…
- …
- pourquoi tu pleures dans ces moments-là ? tu ressens de la tristesse ?
- pas forcément, les larmes ne sont pas que tristesse… ça me bouleverse, ça me rappelle le passé, ou après.
- après ?
- disons que… ça me rappelle le futur.
- c'est à dire ?
- appelons ça l'espoir… faut rêver sa vie, en faire de belles choses.
- et le réel ?
- quoi, le réel ?
- il te bouleverse aussi ?
- le cinéma et la musique sont réels.
- d'accord… mais je parle d'événements qui t'arrivent à toi.
- je pleure de joie quand je vis de belles choses… pour le reste, je fais en sorte que ça ne m'attriste pas trop.
- c'est assez inévitable…
- je préfère les larmes de joie, et puis j'aime aussi rire de tout, même des emmerdes, ça aide… le rire est salvateur, ou vient simplement du bien-être, c'est une jouissance.
- étonnante, ton hypersensibilité… c'est beau, mais ça amène aussi plus de souffrance.
- ¡ asi es la vida ! mon cœur bat, je suis vivante et c'est bon… on est arrivés, non ?
- oui… j'aime quand tu ris, quand tu es bouleversée.
- moi aussi.

dans la rue… nuit.

conjugaison et diapason… au-delà du La, ici et maintenant.

15.06.2007

humanoïland

j'appelle E. cet après-midi, pour lui rappeler qu'elle doit m'envoyer les devis de fabrication de mes créas.
c'est une personne rigoureuse et sympathique, avec laquelle j'aime beaucoup travailler… nos réunions se passent souvent autour d'un bon déjeuner.
je crée des espaces, des volumes et mobiliers que l'équipe technique qu'elle dirige [menuisiers, serruriers, électriciens, tapissiers] est chargée de fabriquer… nos collaborations ont toujours été fructueuses et intéressantes.
mais aujourd'hui, ça faisait déjà un moment que j'attendais ses devis pour pouvoir envoyer les dossiers complets aux clients et boucler les projets en cours… bref, elle était en retard, contrairement à son habitude.
je l'appelle donc, pas très contente de n'avoir aucun retour à mes messages inquiets.
au bout du fil, je l'entends mal, elle chuchote… je lui demande de parler plus fort, si possible.
- oui, j'ai bien eu tes messages et je comptais te rappeler tout à l'heure… là non, je ne peux pas te parler plus fort, on est à un enterrement… mais je t'envoie les devis demain sans faute, ça te va ?
- ah bah… euh… oui… demain, ce sera très bien, et euh… je te remercie… et… courage pour ce dur moment… euh… merci, et à demain alors… courage, je t'embrasse E.… et embrasse A. aussi, s'il te plaît… à demain.

derrière l'Homme au travail, il y a l'humain.

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