22.03.2009

fast & furious

hier soir, petit dîner entre amis.

une copine bossant dans le cinéma nous raconte une anecdote, qu'elle tient de la bouche même de son protagoniste, un acteur dont la notoriété croissante lui permet de rouler maintenant en bolide de grande marque, totalement personnalisé et aux secrètes vitres teintées, peut-être pour préserver un anonymat de plus en plus contrarié, que voulez-vous ma brave Dame, c'est la rançon du succès...

c'est le printemps, vitres avant baissées, il stoppe à un feu rouge.

une autre voiture s'arrête à côté et le chauffeur, regardant l'acteur dans son bolide, lui lance :

- t'es content de tes films ?

étonné de cette question quelque peu directe qui contente pourtant son égo de comédien, il répond, vaguement modeste :

- euh... bah oui, hein !

- cool... et tu te les as fait poser où ?

 

l'humilité est un long chemin.

mais en voiture, c'est plus court.

 

[bonustrack mokléhalacon de circonstance : "fort turrono", comme "bujour meussiu lo garaguste, ju voudru essayo la Fort Turrono, s'il vu plo"]

 

20.02.2009

trois couleurs : ROUGE

 

fin de travail sur un film, je wrapartyse vers Opéra...

 

metro.jpg

[métro]

 

19secondes.jpg

[19 secondes]

 

3ours-tortues.jpg

[bears and ninjas turtles]

 

mannequins.jpg
[vacuum & clean]

 

popeye-gadget-pute.jpg

[Popeye, l'inspecteur Gadget et la Pute]

 

 

[Finc, c'est pas toi qui disait qu'on composait son nom de Drag-Queen avec le nom de sa rue d'enfance ?... héhéhé ;]

08.02.2009

definitely not a geek

dans la salle de ciné :

- j'ai vu Gran Torino... très chouette, je te le conseille.

- ah, ok... c'est de qui déjà ?

- the great one... Clint Eastwood.

- hein ? Clint Eastwood a fait un film sur un jeu vidéo ?!

- non, là tu confonds avec Gran Turismo.

 

dans l'obscurité annonçant le début du film, j'ai rougi.

yo, tu danses ?

j'ai revu un gars de mon quartier d'enfance cette semaine.

quelqu'un de secret, qui me regardait bizarrement du haut de ses 4 ans de plus et que je trouvais chouia snob parce qu'il ne s'amusait pas beaucoup avec les mômes du coin.

faut dire qu'avec ma tête de punk à crête qui écoutait du rap à fond les moulinettes et mon caractère rebelle non-à-tout-oui-à-rien*, je ne devais pas paraître d'un abord facile.

quelques verres et un excellent dîner plus tard, je découvrais une personne sympathique... à mort les a-priori.

nous nous sommes rappelé quelques événements de cette époque lointaine dont je ne me souvenais que peu, avons pris des nouvelles d'aujourd'hui et bien ri... j'en suis contente.

je suis contente aussi pour d'autres raisons, pour des amigos, pour d'autres rencontres heureuses... alors j'ai envie de fêter ces chemins croisés.

un coup de pulse sur tout ça ?

kike là-dessus.

 

 

* allez voir "YES MAN !"... excellent moment también, après lequel vous direz OUI à tout et non à rien !

 

yes_man_4.jpg

 

 

12.01.2009

voir plus clair

lunettes.jpgje viens d'avoir des lunettes.

un bon nombre d'années passées devant des écrans, des inflammations répétées liées à la polyarthrite et ma vue a rapidement baissé.

elles sont très jolies, les trois paires... je les ai choisie avec soin, aidée d'Arnito.

n'en ayant jamais eu, je redoutais qu'elles me gênent mais je m'y fais très bien... le bonustrack, c'est que tout le monde me dit qu'elles me vont très bien, j'en suis ravie.

et surtout, j'y vois plus clair.

alors j'en profite pour ouvrir les yeux, et regarder.

n'ayant plus de voiture depuis un moment, je reprends les transports et j'observe les gens... c'est passionnant.

tout ça m'a donné envie de bouger plus, de voir du monde, de voir le monde.

 

à commencer au cinéma !

vus cette semaine :

oeil-mal.jpgl'Oeil du mal, de D.J. Caruso avec ce jeune acteur tout mignon et talentueux qui a un nom imbitable... ah oui, Shia LaBeouf [encore un qui pourrait gagner un procès contre ses vieux].

ça va à toutes berzingues, on débande pas une seconde, c'est rythmé, ça dépote, alors avis aux amateurs de speederies... pour ma part, le scénar' bon au départ prend la flotte quand on découvre que... et puis aussi lorsque... bon, on s'en cogne, je ne suis pas critique de cinoche et surtout, je ne vais pas vous dévoiler la fin du flim, ce serait balot.

mais bon globalement, ça se tient et on passe un bon moment.

* * *

che.jpgChe, 1ère partie - l'Argentin, de Steven Soderbergh, avec Benicio del Toro, dit "la vache putain sa race l'enfoiré carajo de puto cabron EL Benicio, DON Benicio, mais qu'il est boooooon !", artistiquement parlant bien sûr.

j'ai eu mes vapeurs pendant 2 heures... merci Steven, vivement la suite à la fin du mois.

en bref : c'est pas pour rien que THE Benicio a eu le prix d'interprétation à Cannes... et perso, sa prestation d'acteur est d'autant plus à saluer qu'il s'est fait tout le tournage en espagnol, por favor señores y señoras, avec un accent argentino qu'il n'a pas travaillé de gauchos à droite, non, mais très très sérieusement, aidée d'une prof  [bitch ! pourquoi c'était pas moi, pourquoi ?!] tout au long de ces mois de labeur acharné, couvert de sueur dans cette moiteur tropicale qui devait indécemment mouler ses vêtements et mettre en exergue ses... sa... son énorme talent.

quand je l'entends dire, lors de son allocution à l'ONU, "déjeme decirle, aún a costa de parecer ridículo, que el verdadero revolucionario está guiado por grandes sentimientos de amor... es imposible pensar en un auténtico revolucionario sin esta cualidad"*, j'ai envie de me faire la baie des Cochonnes.

sur le plan historico-scénaristique, on suit les entrées-sorties-retrouvailles des personnages [principe de guérilla : réunion-dispersion-combat-ralliement au point de rendez-vous-etc.] et la chronologie typographiée sur les plans d'introduction aux différentes phases aide à tenir le rythme et comprendre comment les révolutionnaires ont réussi à prendre jusqu'à la Havane, et ainsi gagner la bataille contre le gouvernement de Batista, car "la Révolution ne fait que commencer" dixit le personnage de Fidel Castro, épatant lui aussi.

che-thumb.jpgau fait, savez-vous pourquoi le docteur Ernesto Guevara de la Serna a-t-il été surnommé "Che" par ses compagnons cubains ?

les argentins ont ce petit particularisme linguistique de dire "che" à chaque bout de phrase, comme on dirait "hein/euh/hé/p'tain//t'vois/quoi/mon pote"... ça lui est resté.

well, to be continued... j'attends donc la suite avec impatience.

*laissez-moi vous dire, au risque de paraître ridicule, que le vrai révolutionnaire est guidé par de grands sentiments d'amour... il est impensable d'imaginer un authentique révolutionnaire sans cette qualité - Ernesto Che Guevara.

* * *

frozen river.jpgFrozen River, de Courtney Hunt, avec Melissa Leo et Misty Upham.

que dire... à part que ça fait froid dans le dos.

Quentin Tarantino en dit que c'est le plus terrifiant thriller vu depuis longtemps, ou un truc dans le genre.

à l'instar de l'Arnito, je n'ai pas trouvé ça exact... après réflexion, je me dis que ce qui est terrifiant ne tient pas dans l'aspect thrilleresque, mais bien plutôt dans le fait que ce film ressemble à un documentaire.

une caméra sèche, réaliste, parfois brusque, une caméra anti-esthétisante, un point de vue sans jugement ou presque... la réalisatrice suit le quotidien d'américains low-class, paumés, qui courent après l'argent pour survivre, ceux qui n'ont plus rien à bouffer que du pop-corn et du tang et ont d'immenses écrans plasmas en loc-achat.

encore une fois, la caméra ne les juge pas, elle les suit dans leur chute... celle de deux femmes vivant près d'une frontière hautement symbolique, en marge d'une société qui les a oubliées.

ou comment deux mères de famille, seules contre tout, deviennent hors la loi... mais aussi amies.

au bout du bout d'une existence qu'on croit inexorablement embourbée dans une merde aussi gelée que leurs sentiments semblent sommeiller dans les profondeurs des eaux noires de la rivière glacée qu'elles empruntent pour franchir toutes frontières, une douce chaleur apparaît, une petite musique, l'espoir d'un monde où les Hommes seraient Hommes.

inutile de préciser que j'ai pleuré comme un bas de laine.

des films commass, j'en veux encore et encore.

* * *

feel-good.jpgquelque chose me dit que je devrais trouver mon bonheur cinéphilique en allant bientôt voir ceux-là...

I feel good, ou comment une tripotée d'octogénaires te fout la patata pour un bon moment !

moscou-belgium.jpgMoscou, Belgium, ou plonge deux célibataires dans l'amour et t'auras la frite aussi.

 

maintenant, c'est à vous de voir !

31.12.2008

c'était la dernière séance...

... de l'année 2008.

 

ça faisait bien longtemps que je n'étais pas allée au ciné avec la mia Mama.

ce matin, quand elle m'a téléphoné de son bureau pour me demander de zieuter les horaires du ciné le plus proche où était programmé le film de son choix, je me suis dit que ce serait sympa d'y retourner avec elle.

australia.jpgelle a toujours aimé les grandes comédies romantiques, les épopées sentimentales, les aventures romanesques, les films où y'a au moins deux gens qui s'emballent, alors ce soir, elle voulait voir Australia... bon, pourquoi pas.

les paysages promettaient d'être grandioses, surtout Hugh Jackman.

l'amigo Francesco s'était joint à nous pour arriver dans cette immense salle d'un ciné de ma banlieue où je ne vais que rarement depuis jamais... la salle principale y est belle nonobstant un gigantesque plafond en trompe-l'œil sous forme de ciel nuageux, qui selon lui est à ce que "Françoise se [mette] une balle si elle voyait ça", Françoise étant une copine peintre en décor de cinéma, talentueuse de son état, elle.

passons sur les pubs, dont celle pour l'ophtalmo du coin, qui n'eut que le mérite de me rappeler que je devais m'occuper bientôt du choix de mes lunettes, fermeture de rideaux, lumières allumées, petite musique, ouverture de rideaux, lumières éteintes, ah on sait s'amuser par chez nous, noir total, et magie du générique : le film commence.

et c'est là, à ce moment précis, pile au bout de cinq minutes que je me souviens pourquoi je ne vais jamais au cinéma avec la mia mama.

"OOOH, LES PAYSAGES SONT MAGNIFIQUES !... DIS DONC, ELLE FAIT BIEN JEUNE POUR SON ÂGE, LA KIDMAN, TU TROUVES PAS ?"

si Môman, elle fait bien jeune pour son âge, la Kidman... mais chhhhhut !

pendant une séance, j'ai toujours râlé contre ceux qui téléphonent, ceux qui fument [les nicorettes, putain, c'est pas fait pour les chiens !... 2h30 de film, j'avais bien prévu les miennes, bordel deuc !], mettent des coups de latte dans le siège de devant [le mien], renâclent du groin sur une blagounette de leur brochette de potes venus par paquets de douze, crèvent subitement d'un crise de toux/éternuement/allergie/etc dans mon dos, mais ceux que je conchie par-dessus tout sont ceux qui commentent les films à voix haute... et là, la criminelle n'était pas derrière, ni devant, mais bien à côté de moi.

ma mère, ma propre mère, qui me tenait la main en me souriant doucement...

je l'adore... elle est spontanée.

[écran] "sale métis !"

[salle] "NON MAIS QU'EST-CE QU'IL A, CE PTIT CON ?!"

 

[note perso : aller au ciné avec la Mama uniquement pour y voir des films super zen]

 

 

burn.jpgavant cette dernière séance, qui fut un agréable moment, ni mémorable, ni oubliable mais agréable, j'ai également vu Burn after reading, des frangins Coen.

et là, je me suis franchement poilée, c'est le cinéma que j'aime !

quand un ex-analyste de la CIA en peignoir et caleçon finit par massacrer un ex-pope en plein jour dans la rue avec une hache, quand un type planqué dans un placard n'a comme seul réflexe au moment où un autre l'ouvre que de sourire bêtement l'air de dire "alleeez quoi, fais pas ta pute..." et se prend un pruneau en pleine pastèque, moi j'en jouis dans ma culotte.

avis aux amateurs des précédents délit[re]s des Coen, de leur humour noir, de leur sens du rythme, de l'esthétique aussi dépouillée que le cadrage est précis, du scénario tellement perché qu'on se demande comment tout ce bousin va finir : courez-y !

 

visitor.jpgdans cet opus des frappadingos, on retrouve Richard Jenkins, un acteur incroyable que j'ai découvert récemment dans the Visitor, que j'ai aimé... les deux, l'acteur et le film.

c'était bouleversant... j'ai pleuré.

[... à l'instar de l'Arnito, et ce, malgré la salle 3 du meukeudeubastille, minuscule, les dernières places au premier rang, la tête renversée, le manque de place où fourrer mes bananes-bonbecs... mais quand on aime, on ne compte pas ses craquements de cervicales]

bon, je n'en dis pas plus, je ne sais pas bien parler des films, surtout quand ils m'ont émue... j'ai toujours l'impression que les mots ne suffisent pas.

celui-là aussi [SURTOUT] : courez le voir.

 

jour.jpgpar contre, si vous passez devant l'affiche du Jour où la terre s'arrêta, marrez-vous... bien bien fort, en montrant du doigt cette tanche de Keanu Reeves [même si ça ne se fait pas, là, faites une exception].

et préférez la version originale de 1951, année qui, selon des sources clandestines à Hollywood, aurait vu naître cet acteur* qui aurait pourtant fait un excellent charcutier… parmi les andouilles, il n'aurait pas fait tâche.

quoique...

[*ça arrache vraiment lagu de lui donner le même titre qu'à Richard Jenkins... monde de merde]

aux dernières nouvelles, Kinou serait moins affairé à améliorer son jeu d'acteur qu'à intenter un procès à son taxidermiste.

 

pour vous souhaiter un chouette réveillon de fin d'année et la nouvelle qu'elle sera bien bonne, je reste dans le cinoche [ce que je m'apprête à faire en 2009 et pour de longues années, j'espère] grâce à cet acteur que je n'aimais pas du tout au début mais dont j'ai appris depuis qu'il ne faisait pas que dans la grimace, que Klaus Kinski aurait sûrement qualifiée de mongoloïde.

alors je me joins à Jim pour vous souhaiter une HApPY nEW YeAR Oh MY GOdE HAPpY VERy HaPPY NEw yEAaAR WoUHoOouUUUu *BANG BANG BANG* YiPAaAA YiPaAAaAAAA !!!

 

 

08.12.2008

j'ai pas les mots...

ce soir, je suis allée voir Two Lovers.

j'aurais voulu qu'il ne finisse pas.

2lovers.jpg

[et j'aimerais que Joaquin Phoenix continue de me raconter de belles histoires... j'espère juste que sa musique est à la hauteur de son talent d'acteur]

 

[private joke]

30.11.2008

be kind, watch it !

aujourd'hui, j'ai revu Retour vers le futur, Kill Bill, Alien, Pulp Fiction, Star Wars, Jurassic Park, Top Gun, Shining, Predator, 300, Lord of the Rings, le Silence des Agneaux, Edward aux Mains d'argent, Die Hard, Charlie et la Chocolaterie, Brokeback Mountain, et Thelma et Louise... suédés.

sélection.

 

 

 

 

 

 

21.11.2008

mag-fake 2

 

et voilà le mag-fake d'aujourd'hui, dédicacé à la plus gentille toutoune du cinoche : Babouche.

en imperturbable gardienne de camion de matos, elle accompagne partout son maître, machino sur les plateaux de tournage du film de JP Jeunet, Micmacs à tire-larigot... sage comme une image.

 

studio-mag-babouche.jpg

 

 

mag-fake 1

 

tadadâââm !

voici un de mes premiers mag-fakes, créé pour faire plaisir à deux menuisiers sympas, dont notre kite-surfer préféré au taf.

ils ont bien apprécié le clin d'œil... et puis certains les ont regardé d'un drôle d'œil [c'est bien, ça fait le tri] et d'autres leur ont demandé s'ils étaient vraiment ensemble.

maintenant, les deux me pourchassent armés de rabots, et tout le monde se planque dès que je passe en trottinette dans les ateliers, numérique en bandoulière.

mais je ne m'arrête pas à ces visées hostiles... mon objectif est de publier régulièrement de jolis fakes et des fotos de ce beau métier qu'on fait, dans le décor de cinéma.

 

tetu-AlainMartial.jpg

 

 

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