02.12.2008
les nerfs en pelote de laine
en ce premier jour de congés, j'ai fait du shopping pour me calmer les nerfs.
c'est étonnant comme si peu de choses, matérielles qui plus est, peuvent faire du bien.
l'essentiel tenant dans le fait de se faire plaisir, évidemment.
mais pourquoi suis-je sur les nerfs alors que je suis en congés ?
parce que ces congés sont chouilla forcés.
revoyons la scène au ralenti : la semaine dernière, je me suis pris la tronche au taf avec un trouduc dont le principal hobby est de jouer les chefaillons, du haut de son statut de gendre des peudeugeux de la boîte où je sévis en tant que graphiste intermittente dans le décor de cinéma [petit cours de rattrapage pour ceux qui seraient persuadés que je tapine pour m'offrir ma future fiat 500 Lounge].
Trouduc n'a pas supporté que je lui tienne tête et ne fonctionne de toute façon que sur le mode conflictuel... total, Trouduc a expédié un mail à tous les responsables du département et même à la direction pour expliquer point par point à quel point c'est un enculé de sa race je suis une mauvaise personne, car il s'agit là de griefs personnels plutôt que professionnels.
après m'avoir dit au téléphone que mon travail photographique, n'importe qui pouvait le faire limite avec un jetable, lui par exemple [ce à quoi j'ai répondu "ah oui, vraiment n'importe qui alors", ce qui l'a agacé, je crois...], il assure par écrit n'avoir jamais critiqué mes talents et compétences professionnels... j'espère qu'il crèvera dans les pires souffrances.
dans ce joyeux mail collectif, mes prénom+nom sont mentionnés 7 fois en 3 paragraphes, style "j'accuse", et tout y a pour but de m'inculper de moults méfaits, notamment celui de faire du black pendant mes heures de travail.
l'est pas choucarde, celle-là ?
moi qui ai été élevée trop honnêtement, qui acceptait de retoucher les photos de famille de tous, de rechercher de l'iconographie pour l'exposé du petit dernier, de créer une déco pour la chambre de la petite princesse, d'imprimer la trogne de bébé moche et fripé, tout ça sans jamais demander un kopek alors qu'un simple service demandé aux mêmes m'auraient sûrement coûté un minimum plus marge in ze pocket, c'est vraiment la meilleure !
je suis donc en vacances non payées, pour d'autres raisons plus complexes encore, concernant mon statut d'intermittente plutôt permanente ["permittente" est le néologisme appliqué à ces situations], ce qui colle certes du bousin niveau législation du travail, mais dans mon workshop où les décorateurs se pointent de façon anarchique avec toujours le même leitmotiv "c'est pour tout de suite", c'est difficilement plannifiable, voyez-vous ma bonne dame.
Bigboss, sentant que j'allais exploser si je croisais Trouduc, m'a gentiment demandé de rester au chaud une petite semaine, le temps qu'il arrange l'affaire avec le DRH et consorts, et que je réfléchisse à la proposition qui m'a été faite de bosser moins au même salaire ou en continu avec baisse de salaire [funny, isn't it ?], histoire de me pousser à ne plus être permittente [va expliquer mon absence aux clients, ducon, et ne m'appelle pas à la rescousse en pleine grasse mat' chômiste ou pendant que je bosse avec d'autres productions qui m'offriront minimum 2 fois plus niveau salaire, merci]... mais même si je décide de ne pas réintégrer cette boîte, nul doute que j'attends des excuses et un démenti aussi publics que le mail inculpateur de Trouduc.
bref.
ainsi donc, j'avais les nerfs.
alors après avoir vu ma tête I-hate-mondays ce matin dans le miroir, après les réjouissances de ma prise de sang pré-consult' mercredale à l'hosto et d'un bisou à mon conseiller ass&dick pestacles, je suis allée shopper de la maille... ou plutôt en claquer.

au compteur de mon envie de douceur dans ce monde de brutes :
des robes-pulls boule et trapèze en maille, noires et pistache, une casquette en drap de laine noire à grande boucle côté, un béret en maille noir à paillettes, une écharpe maille dentelle noire à volants, un combo mitaines-moufles en maille noire et bouton corne, une flopée de collants opaques noirs ou multicolores, à rayures ou unis, des chaussettes-pantoufles en moumoute rose douillette, un sautoir à perles baroques plates argenté brossé, boucles d'oreilles coordonnées, un bracelet bling-bling à énormes strass chic et toc, grosse bagouze coordonnée, et... des biker-boots western en cuir noir dont je suis raide dingue, que j'ai encore aux petons en ce moment, même que je dors avec cette nuit.
ruinée, mais [presque] calmée.

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| Tags : les nerfs, shopping, riot girl, dégainer ou pas, ma bikerbootwestern dans ton cul trouduc ! |
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17.09.2008
nawakland
j'ai été cambriolée.
vendredi, en pleine journée, pendant que j'étais au taf, des trouducs se sont introduit chez moi par la porte-fenêtre donnant sur le jardin de mon appart en RDC, et m'ont gaulé :
- mes ordis, mes appareils photo [des argentiques qu'ils n'arriveront même pas à refourguer, ces cons], plein d'autres choses auxquelles j'attachais de l'importance et... ma patience.
vendredi, 20h30 : je constate les dégâts, ma sweethome est retournée, vêtements mêlés aux papiers jetés en vrac partout... mes ordis manquent à l'appel... je n'avais pas fait de sauvegardes depuis un bail, tous mes projets-dessins-créas-fotos-écrits-etc récents, c'est profond dans monq'... je suis triste... je me sens vidée, c'est le cas de le dire.
vendredi, 21h30 : [le commissariat est à 5mn...] les flics ont fait l'école du rire... "ne touchez à rien jusqu'à ce que nos collègues de la police scientifique passent prendre d'éventuelles empreintes... bonne soirée"... bonne, super bonne ouais... ducon, va.
samedi, 19h00 : après avoir tourné comme un fauve en cage toute la journée sans rien pouvoir ranger ni nettoyer, un des 2 [pour tout le département] flics scientifiques m'appelle pour prendre rendez-vous le lendemain après-midi.
samedi, 20h00 : je passe chez mes voisins pour leur déposer mon appareil numérique semi-pro, seul rescapé de ce vaste bousin, et leur dire que vais dîner chez les amigos, me changer les idées noires... "au moindre bruit, n'hésite pas à appeler les flics !".
dimanche, 11h00 : avant la visite de la police scientifique, dont je voudrais prendre le travail en foto, je repasse chez mes voisins... T. m'apprend qu'il a surpris une bande de trouducs qui tentaient de péter le volet de ma voisine... 24h après m'avoir dévalisée, ils ont tenté le coup à 10m de là... les abrutis... T. est allé les cueillir en flagrant délit... ils ont entre 14 et 19 ans, il les connaît tous depuis qu'ils sont grands comme 3 merdes à genoux... des gniards de la cité, qui dévalisent leurs voisins... aucun honneur et pas assez de couilles pour faire ça à Neuilly... "j'ai demandé au meneur [NDLR : que nous appelerons Bataroïde] de passer chez moi aujourd'hui... je te l'amènerai par la peau du cul, Agla, t'inquiète pas".
dimanche, 14h30 : Grisom et Scully, mes "eXperts à Champigny", collent de la poussière noire sur tous les objets tripotés par les voleurs... très sympas, j'arrive même à me détendre du string avec eux.
dimanche, 15h15 : mes eXperts viennent de partir et je suis au téléphone avec Dadou quand ça sonne à la porte... T. est accompagné... je fusille Bataroïde du regard... il regarde ses pompes, tout morveux... à quelques minutes près, j'aurai pu servir le thé et les petits fours à tout ce beau monde, confortablement installé sur mes sofas... j'en rirai presque, si je n'avais Bataroïde pour me taper sur le système en niant être le coupable de l'effraction chez moi, alors qu'il a été pris la main dans le sac à merde chez ma voisine...
- je vais te faire une proposition que tu ne pourras pas refuser...
- wouah m'dame, moi j'veux pas d'argent hein, je...
- pardon ?!... tu crois quand même pas que j'ai pensé un seul instant à te donner de l'argent pour du matériel que TU m'as volé !... mais dans quel monde tu vis, y'a quoi dans ta tête, t'as de la bouse entre les 2 oreilles ?!?"
- ...
- seul arrangement possible : tu me ramènes mon matériel et je ne te balance pas... ensuite je ne te connais pas, tu ne me connais pas, chacun son chemin, point barre... si tu merdes, sache que la police scientifique vient de sortir d'ici et que s'ils me demandent s'il est normal que les empreintes d'un peigne-cul fiché avec 6 mois de taule au tableau aient été trouvées chez moi, je ne dirai sûrement pas que je t'ai engagé pour faire les poussières... dans ce cas, je ne t'aurai pas balancé, mais toi, tu auras simplement à assumer le fait de t'être introduit chez moi alors que t'avais rien à y faire... capito ?
- euh oui, m'dame... mais c'est pas moi, j'vous jure... faut pas dire que c'est moi, ma mère elle dort mal, vous savez.
- ta mère ?! mais ta mère, la pauvre ta mère, elle doit être somnambule !... dernier détail, histoire que tu comprennes bien : si tu ne reviens pas vite avec mon matériel, je crois que je ne laisserai pas seulement les flics faire leur boulot... je crois surtout que quand tu te retrouveras à poil en pleine forêt à 3h du mat avec des gros balaises énervés/tous les gitans de Paname/tous les yougos du coin, tu préféreras largement la compagnie de la police... tu vois le topo ?
mercredi, 19h00 : il n'est pas revenu... disparu de la circulation.
cet abruti a dû revendre le matos samedi et s'est retrouvé dans la bouse pour me le rendre dimanche... ou alors, il n'a pas cru que je ne le balancerai pas aux bleus... dans les 2 cas, il a fait une grosse erreur.
j'espère qu'il aime la nature.
19:38 Publié dans j'aime/j'aime pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : cambriolage, enculoïdes, les nerfs |
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